12 février 2009

ON IRA VOIR LA MER.

Et que me reste-t-il?
Des angoisses qui se glissent contre les murs, sous les toits, des lambeaux de tristesse, des pleurs qui s'engouffrent de sous les fissures. Des bribes de jadis à la pelle, amassés sous mon lit, avec les monstres.
Rien de grave.
Rien de concret.

Et si je ne souffre plus, que me reste-t-il?
Quand vivre ne suffit plus, je voudrais être.
Je vacille-vaillante, je m'écroule-branlante, je suis à genoux sur échasses.
Je n'attends qu'une chose.
Endormie au milieu d'encres.
Tomber.
Crier pour mieux s'entendre.
S'écorcher pour mieux vivre.

Une fille sur le pilori.
La hache au cou.
L'eau s'infiltre dans mes poumons.

Et tu sais encore maintenant, je suis allongée sur cette plage enneigée et j'écris dans le sable, lettre 987.

Posté par Palhas à 23:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur ON IRA VOIR LA MER.

    Bah ouais, on ira.
    Et même que y aura plein de neige et qu'on pourra faire les papillons dedans.

    Posté par A., 13 février 2009 à 23:19 | | Répondre
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