14 juin 2009
Pour vos beaux yeux.
Et mes paupières sont closes, sous les éclats de givre.
Je souhaiterais ne jamais plus les ouvrir, de n'apercevoir qu'une page blanchie.
J'ai la tristesse tenace. tenace. tenace. tenace.
TENACE.tenace.TENACE
tenace. TENACE. tenace. tenace
tenace. tenace.tenace.tenace.TENACE.TENACE.tenace
23 février 2009
SHE WAS NICE.
Une petite gamine qui tranche frénétiquement des lettres, des noirs et des blancs pour mieux apercevoir l'insoutenable idéal qu'elle chérit tant tant tant.
Et parce que je ne reconnais pas, je fuis.
12 février 2009
ON IRA VOIR LA MER.
Et que me reste-t-il?
Des angoisses qui se glissent contre les murs, sous les toits, des lambeaux de tristesse, des pleurs qui s'engouffrent de sous les fissures. Des bribes de jadis à la pelle, amassés sous mon lit, avec les monstres.
Rien de grave.
Rien de concret.
Et si je ne souffre plus, que me reste-t-il?
Quand vivre ne suffit plus, je voudrais être.
Je vacille-vaillante, je m'écroule-branlante, je suis à genoux sur échasses.
Je n'attends qu'une chose.
Endormie au milieu d'encres.
Tomber.
Crier pour mieux s'entendre.
S'écorcher pour mieux vivre.
Une fille sur le pilori.
La hache au cou.
L'eau s'infiltre dans mes poumons.
Et tu sais encore maintenant, je suis allongée sur cette plage enneigée et j'écris dans le sable, lettre 987.
01 février 2009
MARQUISE, MARQUISE!
VOUS AVEZ L'AIR D'UNE FILLE QUI VA FAIRE UNE CONNERIE.
21 janvier 2009
LA FORCE TRANQUILLE.
Là, là.
Des
traînées
de
poudre
sur mes paupières noircies.
Des
parures
suintantes
de mélancolie,
là,
autour de mon cou décharné, des maux lovés contre ma peau assoiffée,
et je parade.
Elle suffoque et implose, elle éclot sous mes ongles.
J'ai la douleur éclatante.
Tu sais.
La rue l'asile, la détente pour les fous.
Sans domicile fixe.
Je joue russe, et je gagne.
La noyée, qu'on m'appelle.
FULL.
18 janvier 2009
UGLY

SHE WAS NICE. NICE IS GOOD.
Would you marry me?
Étendue sur un miroir de givre, les yeux clos; les cristaux s'évaporent au contact de mon visage brûlant. Ma peau se fendille, se créent monts et crevasses de chair.
Douloureux.
Des dé chi ru res sur mes flancs, mes paupières écrasées par la lumière.
Rejet frénétique.
Frénétique.
Frénétique.
Des lambeaux de tristesse.
Les premières neiges recouvrent mon corps mort.
Des fissures courent le long de ma boîte crânienne, les os se craquelent avec douceur sur les coups, et ma tête heurte le bitume.
ENCORE.
TOUJOURS.
J'te fais marcher.
14 août 2008
Miss you.
Je ne me permettrai pas de parler au passé.
Je t'aime, encore.




